15.11.2009
Le carnet de bord de Thomas Coville
position 28 S 28 W vitesse: 31 noeuds Cap : 120
C'est reparti !
Le timing était serré pour attraper le train Punta/Cap Town mais on l'a eu !
C'est un peu comme quand tu as failli rater ton train ; tu vois le paysage défiler et tu te fais le scénario catastrophe de tout ce qui ne s'enchaînait plus si tu l'avais manqué. Les conditions ne sont pas très confortables mais nous sommes étonnamment satisfaits de notre sort. Cet arrêt de presque 2 jours finissait par sembler bien long. Nous vivions chaque minute comme la plus importante de toute et la mine de Stan Honey le navigateur nous renseignait sur la gravité de la situation.
Les nuits bucoliques à regarder les étoiles et la caisse à outil à la main à vérifier si tout va bien, ça va quelques heures mais on finissait par moins en rire !
Ces pensées ne nous ont pas encombrés très longtemps… Le vent est vite rentré ce matin et depuis nous accrochons les 30 noeuds et plus dans une mer pas très facile. Mais même sur un strapontin dans le couloir personne ne donnerait sa place !
Notre grand Américain a retrouvé le sourire mais ces yeux restent fixés sur son écran pour suivre, heure après heure, notre progression par rapport à la dépression qui doit nous emmener au moins jusqu'en Afrique du Sud.
C'est bien aussi ces voyages en groupe !
Je vous laisse, il y a un truc d'organiser à l'arrière du bus avec le chauffeur : on va prendre le 2ème ris.

16:51 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cammas, trophée jules verne, coville


















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