07.02.2010
Passage de l'Equateur
Quelle est l'ambiance à bord au passage de l'équateur ? Vous saurez tout avec cette nouvelle vidéo. Interviews de Loic Le Mignon, Jacques Caraës et Franck Cammas...
21:50 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, groupama 3, trophée jules verne
Carnet de bord de Jacques Caraës
5 jours 19 heures 7 minutes pour rejoindre l’équateur, difficile de regretter le choix d'un départ de Brest par une petite lucarne à défaut de fenêtre ouverte !Annuler les projets de courts termes à contre coeur, prendre à l’aube le pain frais préparé à la hâte par la maison du boulanger de Lannilis, enfiler nos cirés, tels des pompiers avant de monter dans leur camion rouge, on quittera le port du Château, en larguant les amarres de notre trimaran vert minutieusement reconditionné par notre vaillante équipe technique, ce dimanche 31 janvier à 9H30, un peu sur la pointe des pieds.
Sylvain Mondon notre routeur de Météo France, Stan Honey notre navigateur et Franck Cammas notre skipper ne font pas défaut sur leur analyse météo. A l’heure prévue - 14 heures TU - le vent rentre de secteur nord en forcissant. Jean-Luc un copain pêcheur de l’aber Ildut, en route vers le Fromveur sera mon dernier au revoir aux terriens. Le temps de saluer le phare de Créach sur notre bâbord, nous voilà catapultés à plus de 30 noeuds dans le golfe de Gascogne sous gennaker médium et GV à un ris.
A deux ou trois heures près, on arrive à se faufiler à vive allure dans le sud de Cap Finisterre, derrière nous, deux centres de haute pression se rejoignent et ferment radicalement la porte des espérances pour les retardataires .
Chacun se met dans le rythme, les automatismes sont encore présents. Les 15000 nautiques de notre première tentative hivernale, malheureusement avortée, pour cause de casse au large de Cape Town, restent néanmoins pour nous le meilleur des entraînements à la mer. Nos étraves ont eu à peine le temps de se refroidir.
L’esprit général est plein d’ambition et fait plaisir à voir. Le temps de 5J 19H au passage de l’Equateur est notre première récompense. Il nous en faudra encore d’autres, car les fichiers de vent sur l’Atlantique sud sont peu favorables à la vitesse. Un vaste système de hautes pressions s’est confortablement installé pour nous barrer la route vers les 40ème de cet océan plein d’aventure que l’on nomme : l’Indien.
Peu importe, en bon Pirates :"NEVER SURRENDER" est notre devise. Il faudra se battre le long des côtes brésiliennes contre des vents faibles en bordure de dorsale, puis savoir mettre la poignée dans le coin avec modération sur cet océan venté et glacé qui nous mènera aux antipodes .
Alors avec ou sans avance au Cap Horn, tout restera encore à faire, peu importe ! Le dernier sprint Cap Horn / Ouessant pourrait prendre des allures de "Solitaire du Figaro". Une Course au chronomètre, où tout se passe dans la dernière nuit...
J’en rêve souvent... Alors Let’s go my Friends !
Kénavo

16:03 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques caraës, trophée jules verne, franck cammas
Carnet de bord de Thomas Coville
C'était jouable et nous l'avons tenté!
Lorsque nous sommes partis de Brest nous étions tous conscients que la tâche ne serait pas aisée et que l'opportunité que nous saisissions était celle de la dernière chance de repartir avant la fin du timing de Stand by que le Team Groupama s'était fixé. Une route semée d'embûche, un vrai parcours de haie où chaque étape franchit est décisive. La moindre erreur de trajectoire, un décalage dans le timing prévisionnel et la sanction est immédiate. Cette pression nous l'avions tous en partant et chacun assumait sa part.
Le briefing avait été court la veille au soir comme à chaque fois mais c'était clair : la traversée du golfe de Gascogne serait millimétrée, le passage dans l'ouest d'une petite dépression au large de l'île de Madère serait très inhabituelle et serrée, la transition avec le vent des alizés plus que limite et la trajectoire jusqu'à l'équateur laborieuse et difficile à tenir.
Pourtant nous partions avec cette conviction que c'était possible et qu’en agissant ainsi nous reprenions notre destin en main. La chance ne sourit-elle pas aux audacieux ? Nous étions humbles face à la météo mais déterminés à en découdre et à ne pas lâcher prise. Notre avarie quelques semaines auparavant n'avait que renforcé notre cohésion et cette équipe a trop de caractère pour ne pas relever le défi jusqu'au bout.
Depuis de l'eau est passée sous nos coques et nous arrivons sur l'équateur à quelques heures à peine du meilleur temps jamais réalisé sur ce tronçon. (5 jours 19 heures).
La suite ne semble pas être plus simple et personne à bord ne crie victoire, ni ne pense à une quelconque gloriole mais c'était jouable et nous l'avons tenté!
Chaque mille rend les choses possibles et nous sommes dorénavant dans cette spirale vertueuse d'ouvrir notre propre parcours sans préjugé avec lucidité et détermination. Le trophée Jules Verne nous offre cette opportunité rare de se sentir libre des choix et des risques que nous prenons ; c'est peut être tout simplement cela que l'on recherchait en partant de Brest par ce matin glacial de fin Janvier.

13:30 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coville, jules, verne, cammas, trophée jules verne
06.02.2010
Douche collective sous les Alizés
A l'approche de l'Equateur, l'équipage de Groupama 3 profite des grains du pot au noir pour une douche collective.
22:12 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, groupama 3, trophée jules verne
Le quart des suisses
Au petit matin, on retrouve Stève Ravussin et Bruno Jeanjean à la barre. Stan Honey étudie la météo pendant que les deux autres quarts se reposent.
22:05 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, groupama 3, thomas coville, trophée jules verne
Au large du Cap Vert
Après le slalom géant le long des côtes portugaises, puis au large de Madère et des Canaries, Groupama 3 entame sa grande descente vers l'équateur : encore une bonne journée et demie pour atteindre la ligne de changement d'hémisphère, puis un long bord toujours bâbord amure le long des côtes brésiliennes jusqu'à « mettre le clignotant à gauche » pour viser le cap de Bonne-Espérance.
22:02 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, groupama 3, trophée jules verne
5 jours 19 heures 07 minutes !
Merci à Sylvain Mondon de Météo France
Groupama 3 a passé l'équateur ce samedi matin à 9h 02' 40'' TU (10h 02h 40'' française), en établissant le deuxième meilleur temps de l'histoire du Trophée Jules Verne et d'un tour du monde à la voile... Franck Cammas et ses neuf équipiers naviguent désormais dans les alizés de Sud-Est de l'hémisphère Sud.

12:17 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, trophée jules verne, groupama 3
05.02.2010
Le bar des sports est à nouveau ouvert
Mercredi soir l'équipage de Groupama 3 se retrouvait au complet autour d'un apéritif en mer pour fêter l'anniversaire de Lionel Lemonchois ! La bonne humeur est toujours au rendez-vous...
11:24 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franck cammas, groupama 3, trophée jules verne
04.02.2010
Carnet de bord de Fred Le Peutrec
Deux mois et demi après l'échec de notre première tentative au large de Cape Town, nous voici à nouveau en route plein sud à la poursuite de nos rêves de trophée Jules Verne.
Pour nous offrir l'opportunité d'un deuxième départ depuis Ouessant, il a fallu, après un convoyage retour vers Lorient fin Décembre, que l'équipe technique bosse d'arrache pieds et que la météo nous organise une fenêtre, ou plutôt, une lucarne que Sylvain Mondon (météorologue à terre et 11ème homme) a eu l'opportunisme de nous faire exploiter voyant la fin de la période de stand-by arriver. Bien joué l'artiste!
C'est donc à 11h du matin, la veille du départ, que la décision de nous regrouper à Brest a été prise. Bonne surprise! J'avais juste le temps de prendre mon sac, d'abandonner mes enfants à leurs révisions de compos et de sauter dans la voiture pour retrouver toute l'équipe. Le lendemain matin à 8h00, Franck nous a annoncés que nous partions !
C'est donc sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller le trimaran concurrent que nous avons largué les amarres au port du Château. Depuis ce n'est que du bonheur! C'est loin d'être fini, bien sur, mais ces trois premiers jours de descente en Atlantique Nord se sont parfaitement déroulés, alors qu'à peine deux heures derrière nous, la barrière météo s'est refermée dès le cap Finisterre. Nous sommes maintenant entre les Canaries et les îles du Cap Vert. Chacun a très naturellement repris ses repères et tout va bien à bord!
Fred.
13:53 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fred le peutrec, groupama 3, trophée jules verne
03.02.2010
Carnet de bord de Thomas Coville
Bonjour,
Pas facile d'écrire dans cette ambiance des premiers jours. Le froid pinçant du départ, le rythme de sommeil à reprendre, les nombreuses manoeuvres du début. Depuis quelques heures, la mer est vraiment mauvaise mais pour l'instant nous sommes en passe de réussir notre pari malgré les trois passages très incertains de la météo sur notre chemin jusqu'à l'équateur. Après, les choses ont encore le temps d'évoluer.... dans le bon sens comme dans le moins bon.
A propos du stand by et de ce départ "précipité" ?
Je crois qu'il n'y a rien de pire que ces périodes de stand by où il faut faire semblant de vivre normalement avec cette priorité qui prend le dessus de devoir partir dans quelques heures. Ce départ précipité en est le parfait exemple. Le vendredi soir à minuit nous étions certains de ne plus partir, à 10 h 30 le samedi matin il fallait passer le week end à Brest dans l'éventualité d'un départ et à 9H 30 le dimanche matin, nous quittions le quai pour saisir ce qui ressemblait à la dernière chance de tenter de battre le trophée Jules Verne cette année. La météo a ses caprices que les modèles mathématiques ont du mal à prévoir. S'adapter, rester motivé et en éveil sans jamais vraiment relâcher la concentration : voilà la règle du stand by ! Je me demande si cela n'est pas plus fatiguant que d'être dans l'action.
Comment se remotiver ?
Une fois la décision prise de partir, les choses s'enchaînent finalement assez vite et simplement. Chacun reprend sa place, je dirais même que l'expérience du premier départ aidant, les choses se font sans se le dire. Un geste en amène un autre et tout redevient fluide. Les visages changent et la concentration revient instinctivement. Nous avons une mission et l'obsession lancinante du stand by a martelé les esprits. On ne va pas lâcher avant d'être sur d'avoir tout fait et tout donné. Cette force collective silencieuse alors en route semble ne plus pouvoir s'arrêter. Le groupe est fort et a répondu comme un bloc : pas de doute, le pack va pousser fort !
Cependant je n'ai qu'une image qui me reste en tête depuis le départ c'est celle de ma fille Jane, à coté de sa mère, qui pleurait de ce départ trop rapide. Habituellement, nous nous quittons quelques jours avant, sans cette brutalité du départ du quai. L'émotion était épaisse et pesante dans le froid saisissant de ce matin de Janvier. Je n'ai pas su trouver les mots, je suis parti sans pouvoir lui expliquer ce que ce voyage représente pour moi. Je n'aurai pas su de toutes les façons : ce que je fais m'aide à comprendre ce que je cherche. L'impulsion de l'action et cette adrénaline de sentir que les choses se mettent en marche. Etre libre de larguer les amarres même pour une cause improbable. Tout quitter à chaque fois pour ne pas regretter... Tout cela j'aurai voulu lui dire mais les mots me manquent à chaque départ et je sais que c'est moi qui pleurerai le jour où elle décidera de larguer ses amarres. Ce jour là, elle se souviendra peut être de ce ponton gelé du port de Brest.
A+ 
14:26 Écrit par Groupama 3 (Webmaster) dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : thomas coville, groupama 3, trophée jules verne


















